Rétro MIA 2016 : Conclusions

Bonjour à tous, c’est Ondine et c’est parti pour le compte-rendu sur la Rétro MIA qui s’est déroulée à Namur expo les 1 et 2 octobre 2016. Comment a-t-on vécu cette édition? Quelles sont nos impressions ? On va tout vous dire 😉

C’est avec impatience que j’attendais cette 3ème édition de Rétro Made In Asia, surtout depuis l’annonce de l’invitée japonaise Akemi TAKADA. Un bon point pour cette année d’ailleurs, l’organisation a annoncé l’invitée relativement tôt (début juillet) et même si on a pu avoir quelques inquiétudes quant à sa présence suite aux actualités internationales, elle était bel et bien au rendez-vous.


Les dates avaient été fixées aux 1 et 2 octobre 2016. Sur les 3 années de la convention, nous avons eu 3 dates différentes (les 13 et 14 septembre 2014, les 31 Octobre et 1 Novembre 2015…) et même si les dates ont été communiquées suffisamment à l’avance, nous continuons d’espérer voir la convention programmée durablement sur le même weekend d’une année à l’autre (par exemple le premier weekend d’octobre).

Les billets étaient à 9,50€ par jour en prévente, 11 € sur place et retour du ticket week-end à 18€ (en prévente uniquement). Comme les éditions précédentes,  le nombre de tickets par jour a été limité à 10.000. On constate une augmentation raisonnable (comparée aux prix appliqués dans d’autres salons) de 50 centimes sur les billets 1 jour en prévente (un peu moins de 6% d’augmentation donc).

Un point un peu dommage pour les collectionneurs est le recyclage de l’affiche de 2015. Cependant, il s’agit d’une magnifique illustration de Nadou que j’aime beaucoup et qui colle parfaitement au thème du salon. De plus, lors de cette édition l’affiche était disponible en format abribus (2m²) pour le plus grand plaisir des collectionneurs.l

C’est donc avec un grand plaisir que j’ai retrouvé cette convention qui fait le pari audacieux du rétro. En effet, nous sommes ici face à un événement qui ne mise pas sur les invités Youtube ou d’autres invités actuellement à grand succès pour attirer le public mais qui joue sur la fibre nostalgique de la génération « Dorothée ». Et honnêtement, ça fait plaisir d’avoir une convention tournée vers la « génération Club Do’ » quand le staff des autres conventions nous dit qu’ils ne visent pas ce public. Je serais d’ailleurs curieuse d’avoir les résultats du sondage effectué par l’organisation après le salon pour connaître la tranche d’âge des personnes participantes car il m’a semblé que la majorité du public été étonnamment jeune…

Pas de problème majeur constaté pendant le salon, l’entrée s’est déroulée sans incident, le staff était appliqué, souriant et décontracté. Le planning des activités a globalement été respecté.

J’étais donc présente à la dédicace d’Akemi TAKADA et même si je suis étonnée de ne pas y voir plus d’empressement, j’ai pu constater avec plaisir la présence de quelques néerandophones et de Français du Nord qui ont fait le déplacement ainsi que des files relativement longues qui font plaisir à voir (Dans le sens où elles confirment que l’intérêt pour des invités « rétro » est bel et bien présent). J’ai de plus pu assister  à sa master-class. Là, le manque de matériel de projection nous a permis de vivre une expérience inédite : assister à la réalisation de dessins au plus près de l’artiste, tous assemblés autour de sa table.

Pour les autres invités, les plus exigeants critiqueront la présence pour la 2ème année consécutive du trio de doubleurs Vincent Ropion (Nicky Larson), Brigitte Lecordier (Sangoku enfant) et Patrick Borg (Sangoku adulte) mais la file (chaque fois pleine) pour leurs séances de dédicaces force à tirer les conclusions qui s’imposent : la demande était là et le public était au rendez-vous. En effet, les absents des éditions précédentes ont été ravis de croiser les doubleurs tandis que les habitués ont eu un grand plaisir à réentendre retentir le « nuage magique » ou à retrouver la voix si particulière de Nicky Larson. Les 2 conférences données ont, elles aussi, été un véritable succès, un moment de partage d’expérience et de bonne humeur avec le public.

On a pu constater, par contre, un intérêt moins fort pour les invités musicaux Michel Barouille et Jean-Pierre SAVELLI qui ont cependant donné de supers concerts, bien appréciés par le public (Rien d’étonnant toutefois lorsque l’on reprend des titres tels que les génériques de Goldorak ou de capitaine Flam !)

Concernant les stands, on notera une nouvelle fois l’absence des grands éditeurs qui donnent l’impression de snober la Belgique. Dans l’ensemble, on apprécie quand même la bonne qualité des exposants avec bien sur la présence de stands spécialisés dans le rétro gaming avec un large choix d’anciens jeux et consoles.

Evidemment, on peut déplorer que la grande majorité des exposants de figurines vendaient principalement de l’entrée de gamme néanmoins je pense qu’il en faut pour tous les goûts et toutes les bourses… Et il restait toujours possible, si l’on s’en donnait la peine, de trouver aux détours d’un stand quelques pépites qui valaient vraiment le coup. Dans tous les cas, il ne faut pas hésiter à négocier les prix avec les marchands qui, dans leur grande majorité, ne refusent pas l’exercice.

Nous passerons rapidement la question de la nourriture qui n’est pas géréee par Rétro MIA. Le salon étant relativement petit, l’offre l’était elle aussi même si celle-ci était complétée par quelques vendeurs présents sur le parking ou autres snacks du quartier. On notera aussi la présence de 2 stands de bubble tea permettant de se désaltérer de la plus agréable des façons.


Au niveau des animations, la majorité d’entre elles a été assurée par les stands Press-Start et Bulle Japon : des activités variées comme des concours cosplay, différents jeux etc et des animateurs motivés qui ont contribué à la bonne ambiance de la convention.

Belgotaku proposait aussi différentes animations pour s’occuper tout au long du week-end. On pouvait par exemple participer au jeu « Les 12 maisons du zodiaque », activité à faire en groupe et pour laquelle il fallait prévoir environ 1h. Mais nous pouvions aussi simplement nous rendre à leur stand pour remplir différents quizz et tenter de gagner des cadeaux. Un autre jeu qu’ils proposaient consistait en une feuille avec quelques images d’objets ou de personnages à prendre en photo lors de la convention : Animation simple et efficace permettant au public d’occuper les quelques instants de temps libres sans prise de tête (Et incitant à regarder plus attentivement les stands et les cosplays).

Enfin, il est incontestable que l’événement a trouvé son public qui n’a pas hésité à animer spontanément le salon. C’est ainsi que nous avons pu assister et participer à la mémorable farandole du dimanche créée par les visiteurs. Il est a noter la bonne attitude du staff qui a non seulement laissé faire mais a participé à sa façon en diffusant la musique adéquate. Un vrai moment de bonne humeur et de convivialité comme on en rencontrait souvent il y a maintenant une quinzaine d’années et qui se font malheureusement trop rares dès que les conventions grandissent.





Avec cette troisième édition, le salon semble donc avoir atteint une sorte de maturité. En effet, il est incorrect de considérer encore la Rétro MIA comme une convention satellite de celle de Bruxelles car elle a su construire sa propre identité et trouver son public. Elle a prouvé qu’il y a moyen de miser sur la nostalgie et qu’il est possible de programmer de bons invités japonais loin des capitales. Ceci est sans conteste l’un des meilleurs salons auquel j’ai eu l’occasion de participer ces dernières années.
Et vous, qu’en avez-vous pensé ? N’hésitez pas à nous donner votre ressenti 😏

février 24th, 2017

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  • Bonjour à tous,

    Comme vous j'ai bien apprécié cette édition de Retro MIA 2016.
    J'ai également apprecié qu'ils réinvitent les doubleurs français pour ceux comme moi qui n'avait pas eu la chance de tous les saluer l'année précédente.

    J'espère que pour cette année, (si y a une 4éme édition mais je pense sans me tromper qu'il y en aura une) qu'ils arriveront à invités d'autres artistes japonais de qualités.

    En tout cas bravo pour cette article.

    Xavier.

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